Une bête d’exception valorisée malgré l’annulation des Bœufs de Pâques
publié le 08 avril 2026 Toutes les actualités
Même si le concours des Bœufs de Pâques n’a pas pu se tenir cette année, la qualité des animaux préparés pour l’événement reste intacte. À Baraqueville, une bête issue de cette sélection continue son parcours, entre circuit court et valorisation locale.
Un éleveur engagé à Naves
À Naves, sur la commune de Manhac, Nicolas Andrieu perpétue un savoir-faire familial reconnu. Éleveur-engraisseur, il conduit son exploitation avec exigence et patience. Ses animaux, nourris au foin, aux céréales et au lin, sans ensilage, bénéficient d’unengraissement long qui permet d’atteindre un haut niveau de qualité. Également à l’origine du concours des Bœufs de Pâques de Baraqueville, il s’inscrit comme un acteur majeur de la filière bovine locale.
Une boucherie ancrée au cœur de Baraqueville
La Boucherie Palis-Rey est une référence locale installée au cœur du village. Créée en 2014 par François Rey et Pascal Palis, elle s’appuie sur un savoir-faire reconnu et une équipe engagée dans la transmission du métier. Boucherie et charcuterie, l’établissement propose des produits travaillés avec exigence, en accordant une attention particulière à la qualité des viandes et au service de proximité. Dans cette continuité, elle a fait le choix cette année d’acquérir la moitié d’une bête issue de l’élevage de Nicolas Andrieu.
Un restaurant tourné vers le terroir
Le restaurant L’Agriculture, à Baraqueville, affirme lui aussi son engagement en faveur des produits du territoire. À travers une cuisine simple, généreuse et authentique, il valorise le travail des producteurs locaux et l’identité du Ségala. Chaque assiette est pensée pour mettre en avant le goût et le produit, dans une démarche sincère et cohérente. Dans cette même logique, le restaurant a également fait le choix d’acquérir la moitié de cette bête, afin d’en proposer toute la richesse à sa clientèle.
Une bête partagée, symbole d’un territoire
La bête concernée, une charolaise de 3 ans et demi, affichait 860 kg vif pour 588 kg de carcasse. Naturellement bien conformée, elle a bénéficié d’un engraissement de huit mois et d’une alimentation à base de produits nobles, sans ensilage. Initialement destinée au concours des Bœufs de Pâques, elle a finalement été partagée entre la Boucherie Palis-Rey et le restaurant L’Agriculture, chacun valorisant sa moitié.
Malgré l’annulation de l’événement, cette initiative illustre la capacité des acteurs locaux à maintenir une dynamique et à faire vivre l’excellence du terroir, du producteur jusqu’au consommateur.